ISTRIA
ou HISTRIA
Coordonnées
: 44° 32'51"N 28° 46'29" E
A
ce jour trois sites répondent au toponyme ISTRIA. Ils vont de la Mer Noire à la
Méditerranée en passant par l'Adriatique
:

Histria
H istria
(ou Istrie ou Ister, en
Grec
:
Istros), du nom d'un Dieu
Thrace, était
située à l'embouchure du Danube, en
Mésie sur la côte Ouest de la mer Noire,
aujourd'hui la Roumanie. Pour certains
spécialistes, elle aurait pris son nom
du Danube, dont la partie inférieure
était appelée des
Grecs :
Istros. Elle fut fondée par les
colons
Milésiens au
VIIe siècle av.J.C. Selon Eusèbe de
Césarée
(Prélat
Grec,
écrivain, théologien et apologète
Chrétien, v.265-v.340), la date de sa
fondation serait exactement en 657/656 av.J.C, à l'époque de la 33e olympiade
et selon Scymnus de
Chios
(Géographe et poète
Grec, v.110
av.J.C.) en 630. On a retrouvé des
monnaies de la cité datant de 480 av.J.C.
Des amphores furent trouvées en grande
quantité à Histria, certaines importées,
mais d'autres qui furent fabriquées
localement. Cette poterie locale fut
produite après l'établissement de la
colonie et certainement avant le milieu
du VIe siècle.
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Source :
wikipedia.org
http://antikforever.com/Asie_Mineure/ionie_carie/colonies_de_milet.htm
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Mythologie
Sous le nom d'Istros (en
grec ancien
Ἴστρος
Istros), le Danube est l'un des 25 fils de
Téthys et d'Océan,
cités par
Hésiode dans sa
Théogonie, où il relate la
création du
monde :
«
Téthys à
Océan enfanta les
fleuves tourbillonnants:
Nil,
Alphée,
Éridan aux
tourbillons profonds,
Strymon,
Méandre, Istros aux
belles eaux courantes,
Phase,
Rhésos,
Achéloos aux
tourbillons d'argent,
Nessos,
Rhodios,
Halliacmon,
Heptaporos,
Granicos,
Aisepos,
le divin
Simoïs,
Pénée,
Hermos, et
Caïque au beau cours,
le grand
Sangarios,
Ladon,
Parthénios,
Événos,
Ardescos et le divin
Scamandre. »
—
Hésiode,
Théogonie
Le mythe des
Argonautes rapporte que, pour
rentrer à
Argos, ils ont remonté l'Istros
(Ister) à partir du
Pont Euxin (mer
Noire) jusqu'à sa source et
qu'ils sont ensuite revenus en
mer Adriatique par une autre
branche du fleuve[2].
Diodore de Sicile (Ier
siècle av.
J.‑C.) remarque
l'impossibilité de la chose et attribue cette légende à
l'homonymie entre l'Istros (Danube) et la région appelée
l'Istrie
au nord de la mer Adriatique[3].
L'embouchure méridionale du
Danube était occupée par la cité grecque
milésienne d'Istros
ou
Histria fondée vers le
VIIe siècle
av. J.‑C..
Le fleuve marquait la frontière entre le monde grec et
le monde
scythe.
Source :
wikipedia.org |
|
L'Istrie
(en Croate et en slovène
Istra,
en italien
Istria,
anciennement
Histria
en latin) est une péninsule de l'Adriatique de forme triangulaire
pointée vers le bas, attachée au continent par le nord-est. Sa
superficie est de 2 820 km2. Son littoral commence
au nord-ouest avec le golfe de Trieste, suit une ligne rectiligne
nord-ouest/sud-est longue de
242,5 km
jusqu'au cap Kamenjak où il s'infléchit et suit une ligne
sud-ouest/nord-est longue de
212,4 km
jusqu'à la baie de Kvarner . Son territoire est principalement
compris dans la Croatie, dans une moindre mesure la Slovénie et
l'Italie
Ses premiers
habitants sont les Histres qui ont donné leur nom à la région.
Elle a été soumise par les Romains en 178 av. J.-C. puis par les
Goths en 476. Elle devient possession de Byzance en 539 puis des
Francs en 788.
(Source
: wikipedia.org) |
Voir
extraits du
Journal
de l'Istria,
-
en
Corse
du Sud, délimité par
le Taravo et le col de Celaccia, bordé à l'ouest par l'Ornano et, à
l'est, par la Rocca .

Cliquer sur les images pour les ouvrir
-
La
migration De
Milet au Taravo. (Cette
supposée migration n'engage que l'auteur du site et s'appuie sur la
tradition des migrants, de rebaptiser les nouvelles terres occupées des
noms de lieux qu'ils ont quittés. A cet égard, il faut
remarquer l'étrange similitude topographique entre la cité Pontique et
l'embouchure du Taravo. Le débat est ouvert...)
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-
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Hérodote,
dans son histoire, parle abondamment d'Istria
… Or les celtes demeurent au-delà des colonnes d’Hercule
et sont limitrophes des Cynésiens, les derniers Européens du côté de l’Occident,
et l’Ister*, ayant traversé toute l’Europe, se jette dans le Pont-Euxin, au
lieu dit où des colons de Milet ont fondé
Istria.
Hérodote histoires, livre II/XXXIII (page 168)
… Il était né d’Ariapithe, roi des Schytes et d’une
femme non indigène, mais de la ville d’Istria. Sa mère lui enseigna la
langue et les lettres grecques.
Hérodote histoires, livre IV/LXXVIII (page 404)
* Nom ancien du cours inférieur du Danube.
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Plus récemment :
... L'Istria seigneurie voisine de celle de l'Ornano et qui a été constituée
vraisemblablement à la même époque. Or l'Istria est un doublet de l'Istrie région
située aux confins de la Vénétie et de l'ancienne Ilyrie, province conquise par
les romains en 229 avant J.-C. et qui ne cessa d'appartenir à l'Empire jusqu'aux
invasions slaves du VIe siècle après J.-C. Autre rapprochement
possible, l'Ister, devenu le Danube et qui a toujours été la frontière de
l'Empire romain... Ces noms ont pu passer en Corse avec des vétérans qui en
auraient gardé le souvenir.(Michel Marie d'Ornano. Les Ornano. Editions Albiana.
p 46.) **
** Michel Marie d'Ornano ne cite pas la ville d'Istria
ou Histria.
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ISTRIA fut pendant plus de douze siècles
un grand centre économique de la région danubienne. Les ruines de la cité
grecque dominent l'immense étendue du lac Sinoe près de l'actuelle
Constanta (Dobroudja, Roumanie).
La plus ancienne cité pontique. - Istria
fut fondée au VIIe siècle avant J.C. par des colons grecs originaires de
Milet, comme le
sera plus tard, au Ve siècle, la cité de Tomis. Située dans un golfe
bien abrité du Pont-Euxin, Istria se développa rapidement grâce à son
commerce et devint un grand port exportateur de céréales, de miel, de poissons
et d'esclaves destinés aux cités grecques d'Asie Mineure, aux îles et la
Grèce continentale. En échange elle recevait de l'huile et du vin grec, des
armes et de superbes vases peints de Rhodes, d'Athènes, de Corinthe et de
Milet. Aux VIe et Ve siècles, ce négoce s'intensifia, contribuant par ses
ressources à la transformation intérieure de la cité. L'une des réalisations
essentielles fut la construction, dans la zone sacrée au N. E., d'un temple
dédié à Zeus mis au jour, il y a quelques années, avec d'autres édifices
religieux.
Istria romaine. - Durant les IIIe et
IIe siècles avant J. C., Istria connaît des troubles économiques importants
dus, en partie, à l'ensablement du port qui freine la navigation. Après
la défaite que les romains infligèrent à Mithridate VI (72-71), allié aux
cités pontiques, Istria tomba sous la domination romaine mais conserva une
certaine autonomie administrative. Elle connut alors un regain de prospérité.
Sur le plan urbain, cela se traduisit par de nouvelles constructions, notamment
une série d'édifices dédiés à la gloire de Marc Aurèle et d'Antonin le
Pieux, un atelier de céramique, plusieurs temples dédiées à Zeus, Apollon et
Dionysos, et plus tard les thermes.
Reconstruite sur ses ruines. - En 248
après J. C., Istria fut entièrement détruite par les Goths qui étendirent
leur domination sur la Dacie abandonnée par les armées romaines. Au cours des
IVe et Ve siècles, on reconstruisit les cités de la Dobrogea, Istria, qui
avait le plus souffert des destructions, se vit puissamment fortifiée à
l'aide, faute de temps, des matériaux de l'ancienne cité dévastée :
chapiteaux et architraves, stèles et colonnes furent englobées dans le nouveau
mur d'enceinte. On pava les rues, on éleva des basiliques, des maisons en
pierre, alors que renaissait un quartier commerçant avec ses ateliers et ses
magasins. Peu à peu, la cité recouvra une existence et une activité normales.
Vers d'autres horizons. - Par suite de
l'ensablement du port, qui interdisait progressivement toute navigation, la
politique économique de la cité se transforma durant les VIe et Ve siècles.
Abandonnant le commerce maritime, elle orienta son activité vers l'agriculture
et un petit commerce avec l'intérieur.
De l'invasion de 587, conduite en Dobrogea par les Avars qui ravagèrent
toute cette région, Istria semble être sortie indemne, mais le pays, en pleine
effervescence, était complètement désorganisé.
La ville-fantôme. - Après 630,
Istria fut abandonnée par ses habitants. On ne peut expliquer la cause réelle
de cette émigration massive. Certains pensent qu'elle fut motivée par des
raisons sociales et économiques.
Les premières fouilles furent entreprises entre 1914 et 1916, et poursuivies
plus tard, entre 1921 et 1927, sous la direction du professeur Vasile Pîrvan.
En 1948, les travaux de recherches reprirent sur une plus grande échelle :
on dégagea de nombreux vestiges d'habitations, de basiliques et d'édifices
publics. Aujourd'hui, le chantier de fouilles est toujours en activité, car une
partie de l'antique cité demeure encore ensevelie.
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MILET
: Ancienne ville d'Asie Mineure (Ionie), sur
l'embouchure du Méandre dans le golfe Latmique (Milésiens). D'origine
préhistorique, la ville fut peut-être occupée par les crétois à
l'époque minoenne. Habitée ensuite par les cariens elle fut colonisée au XI/s
par les ioniens d'Attiques et devint, vers le ~III/s, la plus importante des
douze cités ioniennes.
Dictionnaire Le Grand Robert
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PHOCEE :
Ancienne ville d'Asie mineure (Ionie) dans le
golfe de Smyrne. Fondée peut-être par des Phocidiens et Athéniens vers le ~Xe
siècle, elle obtint dès le ~ VIIe siècle une grande importance commerciale et
fonda une douzaine de colonies sur les côtes septentrionales de l'Asie
Mineure... et surtout en Méditerranée occidentale. Après la prise de leur
ville par les perses (~ 545), les phocéens émigrèrent en Corse où ils essayèrent de
fonder un état maritime …
Dictionnaire Le Grand Robert
Ionie, province antique, comprenant la partie centrale de la côte occidentale de l’Asie Mineure (Turquie actuelle) ainsi que les îles avoisinantes. La région tire son nom des Ioniens, des Grecs qui émigrèrent du continent probablement avant 1000 av. J.-C. La contrée est montagneuse et comprend trois vallées fertiles, irriguées par le Gediz, l’Ergene et le Méandre. L’Ionie était extrêmement prospère dans l’Antiquité grâce à l’agriculture et au commerce. Aux VIIe et VIe siècles av. J.-C., elle apporta une contribution considérable à la littérature et l’art grecs, ainsi qu’à la philosophie. De grandes cités furent bâties, dont Éphèse, Clazomènes, Érythrée, Colophon et Milet furent les plus fameuses. Plusieurs cités, comme
Milet et Phocée, devinrent d’importants centres commerciaux et envoyèrent des colons vers l’ouest, jusqu’en Espagne, et vers le nord, jusqu’à la mer Noire.
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Les grecs ne fondent pas
seulement Alalia (Aleria ~ 545). Ils fréquentent, à l’occasion, les rades de la
Balagne, ils ont une base sur le rocher qui abritera le port de Propriano.
René Sédillot
La grande Aventure des
Corses (p.20)