Le langage du blason


Parti

Armoiries

1

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Au 1.  De gueules à la colonne d’argent, sommée sur son chapiteau d’une couronne ducale d’or, les ornements, le chapiteau et la base de la colonne aussi d’or.
Au 2. D'argent au château naturel surmonté d’une balance de sable mouvante du chef.

 

Accosté. Accompagné d'autres figures posées dans le même sens. Cf. Côtoyé.

 

Adextré. Accompagné à dextre. 2. Attribut relatif au dextre de l'écu. Antonyme : senestré.

 

Affrontés. Placés face à face. Antonyme. Adossés. Cf. Opposés.

 

Allumé. Terminé en forme de flamme. Synonyme : Enflammé, flambant, flamboyant. Attribut relatif aux yeux (animaux); pou le cheval et la licorne: animé.

 

Animé.  Voir allumé.

 

Armes : désigne parfois uniquement le contenu de l’écu.

Armoiries. ensemble des figures emblématiques appartenant à une famille ou à une collectivité (généralement contenu de l’écu et les ornements extérieurs).

Armorial. (adjectif) relatifs aux armoiries / (nom commun) recueil d’armoiries.

Blason. ensemble des symboles et des signes codifiés constituant les armoiries d’une famille noble ou d’une collectivité / art et science de l’agencement des pièces d’armoiries et de leur déchiffrement.

Blasonnement. ce terme est parfois employé pour désigner le langage utilisé pour la description des blasons. Pour les non-initiés, ce langage peut apparaître totalement obscur même s’il peut sembler poétique (exemples : « d’argent à la bande de gueule », « d’or à dix billettes d’argents posées », « burelé d’or et de sinople » )

 

Bourlet. Voir Bourrelet.

1872 V. Tortil. 1887 Nom du tortil, placé en général au sommet du casque, servant d'attache aux lambrequins et composé de deux ou plusieurs rubans enroulés, alternativement de métal et de couleur. 1901 Nom du tortil couvrant les casques non couronnés. Il est composé d'un rouleau de rubans aux couleurs de l'écu.

 

Bourrelets. Voir bourlet. Se dit du rouleau d'étoffes placé comme ornement sur un casque, il doit toujours être aux couleurs de l'écu ; il est le plus souvent porté par les chevaliers.

1864 Ornement en forme d'anneau dont les chevaliers peuvent orner leur heaume entre les lambrequins et le cimier. 1899 Se dit du rouleau d'étoffes placé comme ornement sur un casque, il doit toujours être aux couleurs de l'Ecu ; il est le plus souvent porté par les chevaliers. 1901 Voir Bourlet.

 

Bretessé. Crénelé en haut et en bas. Contre-bretessé : aux crénelures alternées.

 

Brochant. Qui passe par-dessus une autre figure. Brochant sur le tout : passant par-dessus un ensemble de figures.

 

Champ. Surface de l'écu. Un émail cité seul désigne le champ (d'azur = au champ d'azur; de gueules = au champ de gueules). Du champ : du même émail que le champ.

 

Champagne. 1. Pièce honorable. 2. Tiers inférieur de l'écu. Diminuée : plaine; ne touchant pas le bord.

 

Chargé. Se dit d'une pièce sur laquelle une autre est posée. Préciser éventuellement en chef, en cœur, en pointe, etc.

 

Chef. Tiers supérieur de l’écu.

 

Cimier. Ornement qui forme la partie supérieure d'un casque. Figure quelconque posée sur le timbre du casque qui surmonte l'écu des armoiries.

1694 Sub. m. En termes de blason, c'est la figure de quelque animal, ou de quelque autre chose, qui surmonte le timbre. Les armes de Montmorency ont un chien courant pour cimier. 1780 Est la partie la plus élevée dans les ornements de l'écu et qui est à la cime du casque. 1798 L'ornement qu'on porte au haut du casque. Il avoit une telle bête, une telle figure pour cimier. C'est la figure de quelque animal, ou de quelqu'autre chose qui se met au-dessus du timbre. 1843 Ornement qui se place au-dessus du casque ou de la couronne. 1864 Partie du timbre qui se met au-dessus du casque de la couronne et des lambrequins. 1872 Objet placé au-dessus du casque. 1887 Ce sont les objets qu'on porte sur le sommet du casque. 1899 Nom donné à la partie la plus élevée dans les ornements extérieurs de l'écu et qui est placée sur le haut du casque. Cette pièce est formée soit par des plumes ou panaches, soit par des animaux ou des monstres chimériques. On ne doit point employer les pièces honorables pour la composition des cimiers ; cependant en Allemagne, où cet ornement est très usité, les branches cadettes se contentent de la changer pour établir une brisure dans leurs armoiries ; là aussi, au lieu d'écarteler l'écu, comme c'est l'usage en France, on emploie comme quartiers d'alliance les cimiers des familles avec lesquelles une union est contractée 1901 Symboles ou emblèmes posés sur le casque ceint d'un tortil ou d'une couronne. 1905 Ornement qui forme la partie supérieure d'un casque. Figure quelconque posée sur le timbre du casque qui surmonte l'écu des armoiries.

 

Cippe. Petite colonne sans chapiteau ou colonne tronquée.

 

Collier. Ceinture qui entoure le cou des animaux. Il peut être bouclé, bordé, cloué, ce que l'on nomme si ces parties sont d'un autre émail que le collier lui-même.

 

Cotice. Bande diminuée. Cotice en barre : barre diminuée ou  traverse.

 

Coticé. Chargé de cotices.

 

Cris. Cri de guerre ou d'armes d'une grande Maison figurant au-dessus des armes (devise).

 

Dextre. Côté droit de l'écu tenu devant soi , à gauche pour le spectateur. Antonyme de senestre. Cf. adextré.

 

Donjonné. Qui porte des tourelles.

 

Écu ou écusson : en héraldique, partie principale et centrale des armoiries, souvent en forme de bouclier, où figurent les armes.

 

Éployé. Les ailes étendues. Parfois à tort : syn. bicéphale.

 

Fasce. 1. Pièce honorable. 2. Tiers médian de l'écu. Cf. divise, jumelle, tierce, trangle.

 

Figures. Terme désignant les pièces et les meubles héraldiques.

 

Gueules. 1°- d'après Jouffroy d'Eschavannes (Traité complet de la science du blason) : de l'arabe "Ghiul", rose et nom générique de tout ce qui est rouge ; terme qui aurait été introduit par les croisés à leur retour d'Orient. Il conteste  l'explication qui suit, cependant la plus répandue :

 2°- couleur rouge de l'écu ; (moyen âge) petits morceaux de fourrures découpés dans la peau de l'animal (particulièrement de la martre) et servant d'ornements; ces fourrures ont désigné la couleur rouge du fait de la couleur naturelle fauve, soit du fait d'une teinture naturelle à ces ornements.

 

Héraldique. (adjectif) relatif aux blasons / (nom commun) science des blasons et des armoiries.

 

Lambrequins. L'origine des lambrequins est dans les coiffes ou capelines découpées en lambeaux, que l'on portait sur les heaumes de joute et de tournoi, dès la fin du XIIIe siècle, et qui dérivent des voiles plus anciens que l'on avait fixé sur les divers casques, surtout à l'époque des croisades.

1772 Les lambrequins sent des volets d'étoffes découpés, qui descendant du casque, côstent et embrassent l'écu pour lui servir d'ornement. Quelques-uns disent lamoquin, d'autres lambrequin, et il y en a qui croient que le mot de lambrequin est venu de ce qu'ils pendaient en lambeaux; et étaient tout hachés des coups qu'ils avoient reçus dans les batailles. Ceux qui sont formés de feuillages entremêlés les uns dans les autres, sont tenus plus nobles que ceux qui ne sont composés que de plumes naturelles. Le fond et le gros du corps des lambrequins doivent être de l'émail du fond et du champ de l'écu; mais c'est de ses autres émaux qu'on doit faire leurs bords. Les lambrequins étaient l'ancienne couverture des casques, comme la cotte d'armes était celle du reste de l'armure. Cette espèce de couverture préservait les casques de la pluie et de la poudre, et c'était par-là que les chevaliers étaient reconnus dans la mêlée. On les faisait d'étoffe, et ils servaient à soutenir et à lier les cimiers qu'on faisait de plumes. Comme ils ressemblaient en quelque façon à des feuilles d'acanthe, quelques uns les ont appelés feuillards; on les a mis quelquefois sur le casque en forme de bonnet, élevé comme celui du doge de Venise, et leur origine vient des anciens chaperons qui servaient de coiffure aux hommes et aux femmes. 1780 Sont des pièces d'étoffe découpées en forme de feuillages, qui entourent le casque, et descendent aux deux côtés de l'écusson. 1798 Ornements qui pendent du casque autour de l'écu. 1843 Feuillage découpé qui accompagne le casque et sert d'ornement extérieur à l'écu. 1864 Pièce d'étoffe découpée qui sert à couvrir le heaume et embrasse l'écu pour lui servir d'ornement. On le peint aux couleurs des armoiries. 1872 Bandelettes tailladées, flottantes autour des casques et des écus. 1887 (Probablement le mot flamand signifiant bandelette). Pièces d'étoffe découpées qui ornent le casque à dextre et à senestre. A diverses époques les lambrequins avaient des formes différentes. En peinture on donne généralement la couleur principale de l'écu à leur côté extérieur ; le côté intérieur est revêtu du principal métal qui se trouve dans les armes. Ceci est purement une affaire de goût, et on trouve beaucoup d'exemple où l'ordre contraire est observé. Autrefois il était d'un usage fréquent de parsemer les lambrequins de figures semblables à celles qui se trouvaient dans l'écu, lorsque c'étaient des figures héraldiques subordonnées, telles que billettes, besants, annelets, fleurs de lys etc. Cependant on employait aussi des figures d'animaux, tels que lions, etc. 1899 Ornement extérieur de l'écu. C'est un gracieux accompagnement du heaume, il est d'usage de le figurer en feuilles d'acanthe, émaillées aux couleurs de l'écu aux côtés duquel il tombe en forme d'enroulements ; cet ornement est quelquefois appelé rinceau ou hachement. 1901 Ornement découpé et attaché au casque. Ils représentent des morceaux d'étoffe découpés en fleurons et doivent avoir les mêmes émaux que les pièces du blason. Quelques hérauts ont nommé les lambrequins volets, parce qu'ils voltigeaient, au gré du vent, pendant les combats. 1905 L'origine des lambrequins est dans les coiffes ou capelines découpées en lambeaux, que l'on portait sur les heaumes de joute et de tournoi, dès la fin du XIIIe siècle, et qui dérivent des voiles plus anciens que l'on avait fixé sur les divers casques, surtout à l'époque des croisades.

 

Manteau. Ornement extérieur des armoiries ; ample draperie dont l'intérieur est garni d'hermine sur laquelle on place l'écu. 1798 Le Manteau est une fourrure herminée sur laquelle est posé l'écu. 1899 Ornement extérieur des armoiries ; ample draperie dont l'intérieur est garni d'hermine sur laquelle on place l'écu.

 

Meubles. Tout objet quelconque tiré de la nature ou de l'imagination et chargeant l'écu. Cf. partition, pièce.

Mouvant/e. Sortant d’un trait de partition, d’un bord de l’écu.

 

Maçonné.  1. Attribut, maçonnerie (château, tour, ville). 2. Divisé en rectangles imitant un ouvrage de maçonnerie. 

 

Maure. Nègre. Tête de Maure : normalement de profil, le front ceint d'un bandeau (tortillée).

 

Naturel. représenté dans ses couleurs naturelles.

 

Ornements. Voir ornements extérieurs.

 

Ornements extérieurs.  Se dit de tout ce qui paraît dans les armoiries, soit surmontant, soit entourant l'écu, tels sont les cimiers, chapeaux, colliers, couronnes, cordelières, cris et devises, lambrequins, listons, manteaux, pavillons, ordres,  supports ou soutiens,  tenants, etc.. (1772 Se dit de tout ce qui est hors de l'écu, comme les timbres, les bourrelets, les lambrequins, les cimiers, les supports, colliers, manteaux, pavillons, etc. 1885 Se dit de tout ce qui est hors de l'écu. 1899 Se dit de tout ce qui paraît dans les armoiries, soit surmontant, soit entourant l'écu, tels sont les timbre, bourrelets, lambrequins, cimiers, supports, colliers, manteaux, etc.)

 

Pal. Pièce honorable verticale occupant le milieux de l'écu. Peut être adextré, senestré, abaissé, aiguisé, alésé, bordé, retrait, au pied fiché, etc.

 

Palé. Divisé verticalement en un nombre pair de parties égales (8 maximum); au-delà vergeté.

 

Parti. Divisé en deux parties égales par un trait vertical.

 

Partition. Division de l'écu par des traits normalement rectilignes : coupé, parti, taillé, tranché, etc.

 

Pavillon. Sorte de tente carrée, terminée au sommet par un fanion ; ce meuble figure le plus souvent seul sur un écu. L'ornement extérieur des armoiries dit Pavillon ne peut être porté que par les souverains ; il est composé d'un dôme richement orné, et d'une ample draperie doublée d'hermine, sur laquelle on place l'écu, timbré du heaume, entouré des ordres, accosté de tenants, de supports ou de marques spéciales.

1772 Signifie une couverture en forme de tente, qui revet et enveloppe les armoiries des differents rois et des souverains qui ne dépendent que de Dieu et de leur épée. Les auteurs héraldiques de France disent qu'il n'y a que les monarques souverains qui puissent porter le pavillon entier et dans toutes ses parties. Il est composé de deux parties; du comble, qui est son chapeau, et de la courtine, qui en fait le manteau. Les rois électifs, ou soumis à quelque dépendance, doivent, selon les Héraldistes, ôter le dessus, et ne laisser que les courtines. Voyez Manteau. L'usage des pavillons et des manteaux dans les armoiries, est venu des anciens lambrequins qui se sont trouves quelquefois étendus en forme de couvertures, et retroussés de part et d'autre. D'autres prétendent que cet usage est venu des anciens tournois, où l'on exposait les armes des chevaliers sur des tapis précieux, sur des tentes et des pavillons, que les chefs des quadrilles y faisaient dresser, pour se mettre à couvert jusqu'à ce qu'ils entrassent en lice. 1780 Se dit d'une espèce de Bannière ou d'étendard, qui est un quarré long, que l'on met au grand mât d'un vaisseau, ou au mât de mitaine, ou au mât d'artimon, etc. Signifie aussi une couverture en forme de tente, qui revêt et enveloppe les armoiries des Rois et des Souverains qui ne relèvent que de Dieu et de leur épée. 1798 Pavillon, se dit de ce qui enveloppe les armoiries des Souverains, et qu'ils ont seuls droit de porter. 1885 Grande ouverture du cor de chasse. C'est aussi une espèce de tente ou de dais sous lequel on place les armes des souverains. 1887 Nom : 1° de la grande ouverture du cor-de-chasse, qui est quelquefois d'un émail différent du reste ; 2° du baldaquin qu'on voit au-dessus des armes des souverains. 1899 Sorte de tente carrée, terminée au sommet par un fanion ; ce meuble figure le plus souvent seul sur un écu. L'ornement extérieur des armoiries dit Pavillon ne peut être porté que par les souverains ; il est composé d'un dôme richement orné, et d'une ample draperie doublée d'hermine, sur laquelle on place l'écu, timbré du heaume, entouré des ordres, accosté de tenants, de supports ou de marques spéciales.

 

Pièce. Figure géométrique. Cf. meuble, partition, rebattement. Pièces honorables ou de 1er ordre. Voir les partitions.

 

Plein/e. 1. Se dit du champ uni sans figure. 2. Sans brisure : armes pleines.

 

Rampant. Dressé sur une patte de derrière et levant les trois autres, les griffes bien en évidence, la queue relevée à l'arrière et à l'extrémité enroulée (lion).

 

Rebattement. Répétition de partitions ou de pièces honorables. Le palé est le rebattement du pal, etc.

 

Sable. Couleur noire. 

 

Senestre. Côté gauche de l'écu tenu devant soi, à droite pour le spectateur. Antonyme dextre. Cf. senestré.

 

Senestré. antonyme : adextré.

 

Sommé. Surmonté.

 

Support. On donne ce nom aux animaux naturels ou chimériques, placés de chaque côté de l'écu comme pour le supporter ou le guider. Le support peut aussi être un unique animal, l'aigle par exemple. Les supports ne sont pas héréditaires. Cependant on les voit se transmettre quand ils sont tirés des pièces mêmes de l'écu. Il ne faut pas attacher aux supports l'importance qui est due aux pièces héraldiques qui meublent le blason. Il n'y a jamais eu de règle au sujet des tenants ou supports, la seule est que les femmes et les ecclésiastiques n'en portent pas. Voir Tenants.

1694 (Porter) - sub. m. Support, en terme de Blason, signifie ce qui soustient un Ecusson, & n'a guerre d'usage qu'au pluriel. Les Armes d'un tel ont deux lions pour supports. 1772 Ce sont les figures peintes à côté de l'écu, qui semblent le supporter. Les supports de l'écu de France sont des anges. Il y en a qui ont des sauvages pour supports. Les princes de Monaco ont des moines augustins pour supports: les Ursins, des ours, par équivoque à leur nom. On ne doit dire supports, que lorsque l'on se sert des figures des animaux; et lorsque ce sont des anges ou des figures humaines, on doit les appeller tenans. 1780 Sont les figures d'animaux qui supportent de chaque côté un écusson. 1798 Support se dit des figures d'Anges, d'hommes ou d'animaux qui soutiennent un écusson; et il n'est guère d'usage qu'au pluriel. Avoir deux lions pour supports dans ses armes. Il avoit deux Sauvages pour supports. Les armes de France ont deux Anges pour supports. 1843 Animal qui sert d'ornement extérieur à l'écu, et semble le supporter. 1864 Sont les pièces destinées à soutenir l'écu dans les armoiries. 1885 Animaux placés aux côtés de l'écu. 1899 Le support est compris dans les principaux ornements extérieurs de l'écu ; il est figuré par un animal rampant ou couché ; on le rencontre souvent paraissant soutenir l'écu avec une de ses pattes, portant dans l'autre une bannière, une arme ou tout autre meuble ; le support peut être au naturel, ou émaillé en couleurs héraldiques, et ne doit jamais être appelé tenant, attendu que ce nom ne peut être appliqué qu'à l'ornement extérieur représentant un être humain. 1901 Lions, griffons, lévriers, aigles et autres animaux qui servent d'ornements extérieurs aux armoiries et paraissent soutenir un écu. Voir Tenants. 1905 Figure d'animal placée de chaque côté de l'écu ou d'un côté seulement, et qui semble le soutenir.

 

Terrasse. 1. Champagne diminuée à bord irrégulier. 2. Ornement extérieur, figuration du sol sous l'écu.

 

Timbre. Casque ou couronne surmontant l'écu.  1772 Ce mot se dit de tout ce qui se met sur l'écu qui distingue les degrés de noblesse ou de dignité, soit ecclésiastique, soit séculière, comme la tiare papale, le chapeau des cardinaux, évêques et protonotaires, les croix, les mitres, les couronnes, bonnets, mortiers, et surtout les casques, que les anciens ont appellé particulièrement timbres, parce qu'ils approchaient de la figure des timbres d'horloges, ou parce qu'ils résonnoient comme les timbres quand on les frappoit. C'est l'opinion de Loyseau qui prétend que ce mot vient de tintinnabulum. Les armoiries des cardinaux sont ornées d'un chapeau rouge qui leur sert de timbre. Les rois et les princes portent le timbre ouvert; les ducs, les marquis et les comtes le portent grillé et mis de front; les vicomtes, les barons et les chevaliers le portent un peu tourné, et on le nomme alors de trois quartiers. 1864 Couronnement de l'écu destiné à marquer le rang de la noblesse. 1887 Nom collectif de tout ce qui se place au-dessus de l'écu : casque, cimier, lambrequins. L'écu, ainsi orné, est dit timbré. 1899 Se dit de toute coiffure qui se met au-dessus de l'écu, le heaume, la couronne, la mitre, le chapeau, la toque, etc ..., qui paraît surmonté de ces attributs et marques de dignité se dit timbré de ... 1901 Nom collectif de tout ce qui se place au-dessus de l'écu : casque, cimier, lambrequins. L'écu ainsi orné est dit timbré. 1905 Casque ou couronne surmontant l'écu

 

Torque. Collier porté par les Celtes puis, à titre honorifique, par les soldats romains, formé d'une épaisse tige métallique ronde, généralement terminée en boule à ses deux extrémités et plus ou moins travaillée ou ornée.

 

Tortillé. voir Maure.

 

Trangle. Fasce diminuée à un tiers.

 

Sources : Le grand livre de l'héraldique. O. Neubecker. Éditions Elsevier Séquoia.

               http://www.chez.com/leherautdarmes/glossaire.html 

               http://www.euraldic.com/gloss_h.html

 


 

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